21 avr

Les jeux vidéos sont dangereux


Puisque nombres de personnes influentes et éduqués nous le disent par le biais de médias absolument indépendants et certainement très sérieux, cela ne peut être qu’une vérité indéniable : les jeux vidéos sont dangereux. Même si aucune étude ne le prouve, il est clair que les actes de violences et les pires atrocités ayant actuellement lieu dans notre pays et dans le monde découlent directement de ce loisir malsain. D’ailleurs, il est à parier que les attentats du 11 septembre n’ont absolument aucun rapport avec un quelconque fanatisme religieux ; je ne parlerai même pas de la destruction de la forêt amazonienne et de la faim dans le monde qui n’ont pu être orchestrés que par des gamers (joueurs) ayant perdu le contact avec la réalité. [insert golwin point] – Mais l’exemple le plus concret reste celui d’Adolphe Hitler, dont l’intégralité des méfaits sont imputables à son addiction au jeu « Wolfenstein Enemy Territory  » – [fin insert goldwin point].

Très bien, maintenant que j’ai respecté les règles de la discussion en mettant en avant à quel point j’étais d’accord avec cette idée que les jeux vidéos sont dangereux – et le tout sans aucune moquerie ni tentative de rendre la chose absurde, évidement – il est temps de m’occuper de la seconde partie au sein de laquelle je vais tenter de convaincre cette merveilleuse société que les jeux vidéos ne sont pas plus dangereux pour nous qu’un pet de fourmi.

Prenons un cas fictif, mais représentatif, pour permettre aux gens de bien cerner la problématique : un jeune garçon se réveille un matin et décide de décimer sa famille avant de se donner la mort. Un fait divers qui peut facilement choquer la majorité des auditeurs qui apprendront cette nouvelle lors du journal de 13h, sur une chaîne nationale qui devrait logiquement avoir mieux à faire ; mais ceci est encore un autre sujet. Le reportage ne manquera jamais de nous indiquer que le jeune homme passait son temps à jouer à des jeux vidéos violent (ou pas). En revanche, on oubliera certainement de nous indiquer bien d’autres « détails » de type père violent, rejet scolaire, ou même de biens pires blessures de la vie ; attention, cela ne pardonne pas un tel geste mais peu bien plus facilement l’expliquer qu’un simple : « il passait ses soirées à jouer aux jeux vidéos ». Mais dans ce cas, pourquoi les médias essayeraient-ils de nous mener sur une fausse piste ? C’est simple, le fait est que la société exige toujours un coupable ; il est impératif de donner aux gens une cible pour qu’ils évitent de chercher de véritables raisons en mesures de remettre en cause certains fondements de notre beau système.

Avant les jeux vidéos, il y a eu les jeux de rôles, encore avant, il y a eu le heavy metal, et bien avant, il y a eu de rock ‘n roll, … Toute génération a eu son activité bouc émissaire de tous les malheurs du monde. Un moyen simple de ne pas avoir besoin de se remettre en question. Pourtant, aujourd’hui, je l’affirme, malgré ma pratique des jeux de rôle et des jeux vidéos sur un bon morceau de heavy metal, mes parents sont encore bien en vie ! Comme la majorité des habitants de cette planète ayant accès à ce type de loisir, je suis bien conscient que le massacre de pixels sur un écran ne reflète en rien un besoin réel de tuer ma famille, mes voisins ou mes collègues de travail. Le jeux vidéo est un moyen de se détendre et de passer un moment agréable, et ce même s’il nous arrive de nous énerver en plantant une action. De même, le jeu vidéo n’est pas le vecteur d’isolement que l’on voudrait nous faire croire. Les jeux en ligne permettent de faire de vrais rencontres et de converser avec des gens tout à fait normaux. Les gamers discutent entre eux sur Internet, mais aussi autour d’une table dans un bar ou ailleurs ; ils partagent leurs expériences de jeu tout en étant capable d’aborder de nombreux autres sujets.

Je peux comprendre que les gens cherchent à se rassurer dans leur quotidien, mais est-il obligatoire d’utiliser un sujet précis pour cela ? Ne vaudrait-il mieux pas réfléchir sur les innombrables et véritables problèmes de ce monde en évitant de réagir comme des moutons face aux propositions des divers médias ? Et si vous avez encore des doutes, posez-vous cette simple question : entre la pauvreté, le chômage, la famine, la maladie, la guerre et les jeux vidéos, quel est le maux le plus susceptible d’entraîner le désespoir et la haine dans le cœur d’une personne ?


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